23 mai 2008
UNE DENTELLE S'ABOLIT ...


Une dentelle s'abolit
Dans le doute du Jeu suprême
A n'entrouvrir comme un blasphème
Qu'absence éternelle de lit.
Cet unanime blanc conflit
D'une guirlande avec la même,
Enfui contre la vitre blême
Flotte plus qu'il n'ensevelit.
Mais chez qui du rêve se dore
Tristement dort une mandore
Au creux néant musicien
Telle que vers quelque fenêtre
Selon nul ventre que le sien,
Filial on aurait pu naître.
Stéphane MALLARMÉ
Commentaires
etre vivant, longtemps...
Son nom sonne autant que son écriture...
Stéphane Mallarmé...
Celui qui parle aux fonds sombres et lumineux de notre peu de conscience, celui qui nous éléve par ce qu'il dit...
Merci pour avoir ainsi oser...
A l'instant j'ai entendu quelque chose de proche, dans une voix, que je ne connaissais pas, mais proche par la lenteur, la chaleur calme, le sourire entendu, les sons sont autres, graves et rieurs, le sourire s'entend, la lumiére dans les yeux se devine...
La musique de la voix...
Qu'une petite souris en tendant l'oreille, percevrait clairement...
J'écoutais et je souriais, plus que je ne chercher à comprendre...
J'essayais de donner du sens à mes réponses, mais cela n'avait pas d'importance...
Et cela est proche de la qualité de ce qui est lumineux, lu plus haut, en accueil...
Une dentelle s'abolit.
ps : mandore ou mandole ou mandorle, si cela est mandore, je ne sais pas ce que c'est, mais le sens semble mumurer tout de même.
Comment ne pas être recueilli à son insu, de tout...
Rassembler ce qui est dispersé.
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