23 mai 2008

UNE DENTELLE S'ABOLIT ...

Une dentelle s'abolit Dans le doute du Jeu suprême A n'entrouvrir comme un blasphème Qu'absence éternelle de lit. Cet unanime blanc conflit D'une guirlande avec la même, Enfui contre la vitre blême Flotte plus qu'il n'ensevelit. Mais chez qui du rêve se dore Tristement dort une mandore Au creux néant musicien Telle que vers quelque fenêtre Selon nul ventre que le sien, Filial on aurait pu naître. Stéphane MALLARMÉ
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