30 novembre 2009
ESCALE ...

Monter ou descendre
Marche après marche
A contre-pied
Selon le sens
A contre-marche
Faire une escale
En sens inverse
29 septembre 2009
IL SERA ...

Il était des chemins
Où mes pas dans les tiens
J'allais confiante et sereine
Aux poussières des garennes

Il est des heures chagrines
Peau froissée, orpheline
Où j'ouis l'écho de la pendule
A ta voix somnambule

Il était des éternités
Auxquelles je te condamnais
Vaines croisades et rébellion
Mais la croix crie ton nom

Il est un souffle tiède et léger
Qui dit demain viendra sécher
Les coeurs qui saignent à espérer
Un autre signe de l'être aimé
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Il sera un jour précieux
Où je verrai avec tes yeux
Et j'irai fière et apaisée
De tout ce que tu m'as donné

11 mai 2009
U COMME CISTE ...
07 avril 2009
JUSTE ...
Juste une tendre angoisse
Une douleur exquise
A peine une nausée
Un poids inconnu
Qui délicatement écrase ma poitrine
Juste un carressant étau
Une pression légère
A peine un pincement
Qui délicieusement serre mon coeur
Juste un doux frisson
Une étoffe soyeuse
A peine un effleurement
Qui douloureusement passe sur mon corps

22 novembre 2008
21 NOVEMBRE 2008 ...




J'ai fait le rêve tendre et secret
De ta main douce sur l'oreiller
Aux heures chaudes d'une nuit d'été
A l'ombre légère de la lune dénudée
Offrons-nous l'ivresse du réveil
Les chuchotements des oiseaux du ciel
Nos paupières entre-ouvertes au soleil
L'incendie de nos blessures superficielles
J'ai fait la trêve lourde et délétère
De nos souffles mêlés à nos états crépusculaires
Aux courbes pleines de promesses légères
A l'estran noyé qui nous rend à la mer
Pardonnons-nous l'offense du délit
Les prières à genoux des anges érudits
Nos ailes allumées à l'envie
Le plaisir de nos jeux interdits




21 septembre 2008
LA ROSE ET L'ANCOLIE ...
Et l'ancolie fleurit aux tristesses vaines
Mélancolie froide et suintante comme la vie
Mais les heures épuisées se traînent
Au rythme du désir éteint des exils exquis
Quand l'obscur éclaire le vide des pensées inavouées
La lumière tombe le voile des corps transpercés
Mais les heures sonnent le glas des secondes acquises
Au rythme de la quiétude éprise du pavé des églises
Printemps, été, automne, hiver et puis rien
Déjà âme et poussière se courtisent
Mais les heures scandent l'ivresse des crépuscules craints
Au rythme des morsures avides du sang des promises
Et la rose se fâne de s'être offerte
Pourpres pétales dilués sur la toile inerte
Mais les heures s'épuisent encore de s'égréner
Au rythme effiloché des sommeils agités

02 août 2008
J'AI DANS L'ÂME...

J'ai dans l'âme quelque part une divine comédie
Qui se joue au rythme des battements de mon coeur
Elle me manque tellement la langue de Shakespeare
Et les rues de Londres où ma vie fût un instant
Les pintes de bière s'étirent jusqu'au petit jour
Dans le brouillard du matin gris Big Ben s'éveille
Et mes yeux s'embuent des lumières d'Oxford street
Et mon coeur s'embrume des remous de la Tamise
Le nez au vent j'hume l'air emplit de fish & chips
Sur les quais des Docklands où s'animent mes rêves
D'un bel arbre de Noël dans un loft feutré
Où le temps s'écoule entre tea time et shopping
Londres rouge toujours, la couleur est royale
Londres secrète au creux d'une ceinture verte
Londres underground aux initiés de Camden Lock
Londres où j'ai croisé les sourires du monde entier
J'ai dans l'âme une diabolique tragédie
Qui se pleure de s'user comme un fil de mémoire
Elle me manque tellement la langue de Wilde
Et le métro de Londres où mes pas se pressaient
20 juillet 2008
FRANCHIR LE PAS ...
"J'ai repris les photos de vacances en Grèce avant de parler de lui, il fallait que je voie pour qu'à nouveau je sente, que je respire, que je goûte les odeurs, et que je perçoive les sons de cet été là . "


ERATINI.COM de Dominique Roussel - Editions Amalthée - 2006
Un petit clin d'oeil à Dom' si elle passe par ici ...
13 juillet 2008
A PLEIN POUMONS ...

Tu dors, souffle régulier
L'air expiré se perd
La vie, dans chaque bouffée
Comme le vent, irrégulière

19 juin 2008
AU COMMENCEMENT...
Comme l'infinitude de moi-même
Me construirais-tu entière?
Viol de mon intimité secrète
Dévoilée dans le miroir de l'autre
Innocence offerte au monde putréfié
Unique issue de mes entrailles torturées
Comme l'espoir insensé de transmettre
Tout ce que j'aurais à peine effleuré
Souffle de vie si réel
Expiré de mon corps virtuel
Muse d'inspiration humaine
Née de caresses divines
Extrémité du sourire des anges
Esquisse des prémices de mon être
M'élaircirais-tu enfin
du mystère de n'être rien?
Dans l'immensité de toi-même
Te donnerais-je la force d'exister
Au delà d'un autre moi-même
Et croire en la vie pour la donner?



